Type de document : Research Paper

Auteur

Doctorante, Département de français, Université Shahid Beheshti, Téhéran, Iran.

Résumé

L’écriture féminine est un moyen pour les femmes de s’exprimer, de se libérer des discours dominants masculin, et de revendiquer leurs places dans les créations littéraires. Théorisée par Hélène Cixous, ce type d’écriture existe depuis l’invention de la langue par l’humain, car elle relève du regard féminins, mais réprimée par le phallocentrisme. Les termes péjoratifs comme « féminisme » par Alexandre Dumas et « bas-bleus » par Barbey Aurevilly montrent les revendications des femmes à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle. Elle est classifiée en trois générations en Iran et en France. La première génération commence avec Rabia Balkhi et Marie de France. La deuxième, liée au féminisme du XIXe siècle, apparaît avec des personnages audacieux comme « Lélia » de George Sand et de nouveaux thèmes comme l’identité féminine redéfinie par Parvin Etesami. La troisième génération commence avec la deuxième vague féministe et l’apparition de « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, ainsi que le débat sur la dualité de la langue neutralisée/sexualisée et une poétique phallocentrique. Hélène Cixous et Luce Irigaray ont défini les caractéristiques d’une langue féminine. Des exemples incluent « Claudine en ménage » de Colette et « L’île d’errance » de Simine Daneshvar. Julia Kristeva a approfondi ce débat en introduisant la mouvance du sujet dans la chora sémiotique, menant à une transformation perpétuelle. Cette théorie s’applique dans «La femme gelée» d’Annie Ernaux et «On s’y fera» de Zoya Pirzad, montrant des exemples contrastés entre la France et l’Iran.

Mots clés

Sujets principaux