Type de document : Research Paper

Auteur

Maître-assistante, Département de Langue et Littérature Françaises, Université de Paris-Nanterre, CSLF, France,

10.22034/rllfut.2021.45233.1322

Résumé

Penser la relation entre l’État et les pauvres ne consiste pas seulement pour les romanciers des Lumières à s’intéresser à la législation et à la politique publique adoptée pour traiter le problème de la pauvreté, mais passe aussi par d’autres filtres, tels que les utopies ou les nations étrangères, qui offrent d’autres cadres de pensée, moins contraignants et autorisant un certain nombre d’audaces chez les auteurs. Il s’agira pour nous de déterminer les apports de ce détour par des créations romanesques et de se demander si ce détour est une étape nécessaire pour penser les nations pauvres. Les romanciers les plus brillants, tels Montesquieu, Prévost ou Rousseau, livrent des récits où la réflexion portant sur le rapport entre État et pauvreté n’est pas un simple matériau d’assemblage, plus ou moins adroitement agencé. Les romans, en ce cas, ne sont pas uniquement un écho aux débats du temps ou un miroir de la société à un instant T, mais développent la question, amènent le lecteur pour son plus grand plaisir là où il ne s’y attendait pas.

Mots clés

Sujets principaux