Type de document : Research Paper

Auteurs

1 Doctorante, Université Azad Islamique, Département de Langue et Littérature Françaises, Branche de Sciences et Recherches

2 Maître-assistante, Université Azad Islamique, Département de Langue et Littérature Françaises, Branche de Sciences et Recherches

10.22034/rllfut.2021.46212.1335

Résumé

Paul Verlaine est avant tout un poète : son œuvre offre moins d'une dizaine de courts recueils publiés entre 1866 et 1890. Ce qui est frappant chez Verlaine, c’est jouer subtilement sur les mètres pairs et impairs, les rythmes rompus et les formes courtes. Le système métrique, par ses contraintes, constitue en effet un espace privilégié pour faire émerger la singularité du locuteur poétique.
A ce titre, le choix de l’impair chez Verlaine est tout sauf anodin : il prend part à ce dispositif général d’indécision, d’hésitation quant au rythme ou à la diction. Bien qu’on pense les rimes impaires sont fondamentalement incomplet.
En somme, l’art mineur souhaité par Verlaine trouve à s’exprimer stylistiquement dans sa propension pour les préfixes (mi-, demi-) et surtout les suffixes diminutifs (–ette, –otte, –asser, –eter, –iller, etc.). De tels mots, choisis à dessein, s’intègrent dans une esthétique générale de miniaturisation : les êtres et les choses semblent frappés d’amoindrissement, de ténuité. Mais ce goût pour les suffixes diminutifs souligne également le désir d’atténuation constant chez Verlaine
Il faut rappeler que quelques œuvres de Verlaine, malgré les apparences traditionnelles, nous signalent plutôt la modernité et la liberté de ce poète. Dans cet article on va faire une petite recherche stylistique sur la poésie verlainienne à travers les mètres et les minuscules des poèmes de ce poète.

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