Zahra Hadjibabaie; ًًAbbas Farhadnejad
Résumé
Le récit de migration, en tant que poétique de l’espace, constitue un cadre privilégié pour explorer le rôle central de l’espace dans la ...
Le récit de migration, en tant que poétique de l’espace, constitue un cadre privilégié pour explorer le rôle central de l’espace dans la transformation et la construction de l’identité individuelle. Le Dernier Rêve (2015) de Sharifiyân, qui raconte le parcours d’une femme immigrée, invite à une réflexion approfondie sur la manière dont l’individu se lie à son environnement spatial. À travers ce récit, l’espace devient un acteur central dans la définition de soi en jouant un rôle clé dans la construction de l’identité de la protagoniste au fil de ses déplacements et de ses expériences. Afin d’examiner le rôle constructif et transformateur de l’espace, cette analyse adopte une perspective environnementale, s’appuyant sur la théorie des ambiances développée par Anne Barrère et Danilo Martuccelli. Selon cette approche, l’espace n’est pas seulement une simple étendue géographique, mais un ensemble dynamique d’ambiances qui, par leur interaction avec les personnages, participent activement à la formation de leur identité et à leur perception du monde. L’application de cette théorie au roman de migration permet de mettre en lumière l’impact de l’espace sur la construction identitaire et souligne la capacité de la fiction à éveiller chez le lecteur une prise de conscience sur le monde, sur soi-même et sur les différentes cultures.